UCLA vs USC : dans l’enfer du sport universitaire - France USA Media

UCLA vs USC : dans l’enfer du sport universitaire

FBC USC vs UCLA

Ce samedi soir, pendant près de trois heures, la deuxième ville des Etats-Unis va s’arrêter de vivre. Les 13 millions d’habitants de Los Angeles vont devoir choisir un camp. Bleu et or ou rouge et jaune. Il n’y aura pas d’indécis.

Pour la 79ème fois de l’histoire, les universités de UCLA (University of California - Los Angeles) et de USC (University of Southern California) vont s’affronter sur un terrain de football américain. L’arène choisie : le Coliseum, enceinte pouvant accueillir 93607 places précisément. Soit près de 12000 de plus que le Stade de France. Et si à la veille du match une poignée de billets sont encore à vendre, vous pouvez être sûr qu’il n’en sera plus rien à quelques heures du coup d’envoi.

Plus qu’un simple match de foot, il s’agit là d’une question de fierté. La rencontre passionne les foules, et divise la ville. Les bars affichent clairement leurs couleurs, les drapeaux bleus des UCLA Bruins et rouge des USC Trojans se multiplient. Vous ne verrez jamais une telle passion pour un match professionnel à Los Angeles. La raison, difficile à saisir pour les Européens, est la célèbre « college pride », la fierté universitaire. Toute sa vie durant, un américain se définit selon trois critères : son travail, ses loisirs, et la fac à laquelle il a appartenu. Lors d’une séance d’entretiens d’embauche, à C.V. équivalent, un recruteur choisira toujours le candidat issu de la même université que lui. Dommage pour l’autre.

Lors de ces quatre quarts-temps de 12 minutes au Coliseum, c’est donc la suprématie de Los Angeles qui sera en jeu. Et si les deux équipes traversent une période difficile (notamment USC, traditionnellement place forte du foot universitaire dans le pays), l’enjeu n’en est que plus important. Un an de carte blanche pour se moquer du perdant, en quelque sorte. « C’est vrai que d’habitude le trash-talking ne commence que sur la pelouse, à l’échauffement, reconnaît Averell Spicer, défenseur des USC Trojans. Mais là, on connaît la plupart des joueurs, donc on peut commencer à chambrer avant… »

Ah, ces étudiants…

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