La Nouvelle-Orléans, ville “reconstruite” - France USA Media

La Nouvelle-Orléans, ville “reconstruite”

SUPER BOWL XLIV

Et dire que tout ce qu’il fallait était un ballon ovale, 11 hommes en shorts, et un stade de football. Quatre ans et demi après les ravages causés par l’ouragan Katrina, la ville de la Nouvelle-Orléans est de nouveau sortie de terre. Pendant que 106,5 millions d’Américains (record absolu dans l’histoire de la télévision américaine) étaient rivés sur leur écran, les Saints ont magnifiquement battu les Colts d’Indianapolis, pourtant favoris, 31 à 17. Le Superbowl, plus gros événement médiatique de la planète et titre parmi les plus convoités dans le monde de sport, leur appartient. Et en ce début de semaine, plus qu’une victoire marquante, et au-delà du cliché, l’Amérique célèbre une victoire d’une toute autre ampleur : celle de la renaissance d’une région dévastée.

Pour être honnête, il est vrai que les pauvres Colts de l’Indiana, finalistes malheureux, ne partaient pas vraiment avec le soutien des  presque 80 000 chanceux présents dans le Sun Life Stadium de Miami : « Il y a bien une raison pour laquelle l’Amérique est pour la Nouvelle-Orléans, » reconnaissait Antoine Bethea des Colts, avant la rencontre. « Et pourquoi s’en priveraient-ils ? Le sport a cette manie de rassembler les gens. Donc il est logique que les Saints soient l’équipe de l’Amérique. » En effet, il était plutôt compliqué de ne pas soutenir la Nouvelle-Orléans ce dimanche. Barack Obama lui-même, maître du monde en titre, avait annoncé soutenir les Saints. Et comme un symbole, dans les 50 états du pays, fleurissaient les T-shirts « Who Dat », sigle de reconnaissance des fans des Saints (« Who Dat », terme d’argot pouvant se traduire par « qui ça », raccourci de « qui va battre les Saints »).

Et dans une histoire comme rarement le sport en produit, les Saints se sont montrés à la hauteur de l’événement. Une victoire à l’issue de l’un des plus beaux Superbowl. Dree Brees, quarterback de l’équipe, gueule d’ange et caractère de leader, élu meilleur joueur. Et une ville de la Nouvelle-Orléans dans un délire total. Les photos de Bourbon Street, du French Quarter ou de Saint-Charles avenue s’affichent partout dans la presse. Des milliers de personnes, descendues dans la rue fêter le renouveau de leur cité. Une cité qui, il y a 4 ans, avait perdu ses constructions, son identité musicale, ses équipes sportives. Désormais, et pour au moins une année, la Nouvelle-Orléans n’est plus la ville ravagée par Katrina. Mais la ville « championne du monde de football » (son titre officiel). Et pour l’Amérique et les Américains, ça veut dire beaucoup.

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