La révolte contre les obèses
Par Coralie Garandeau | 24/03/2010 | Catégorie: Humeur du Jour, SociétéLa tolérance à l’égard des obèses - 33% de la population américaine - est en train de s’émousser. Jugés responsables de l’augmentation des polices d’assurances santé, les “gros” sont pointés du doigt par leurs concitoyens “en bonne santé”. Ces derniers estiment qu’il faut prendre des mesures pour obliger les obèses à maigrir, d’autant que leur surpoids est responsable de nombreuses maladies chroniques, maladies cardiaques et respiratoires, cancers, diabète, hypertension… Autant de maux qui ont gonflé le coût de la santé d’un tiers depuis 1990, d’après le médecin auteur d’un rapport publié fin 2009.
Certains “minces” réclament notamment la mise en place de plus nombreux programmes de diététique et de gym au sein des entreprises, et de conditionner l’embauche ou l’avancement des salariés à leur poids. Certaines entreprises américaines pratiquent déjà la politique du “plafond de gras” contre leurs employés obèses, ce que dénonce avec vigueur l’association pour le développement de l’acceptation des gens en surpoids. Dans certaines sociétés le montant des cotisations santé est aussi indexé sur le nombre de kilos de l’assuré. Autre moyen de pression sur les “gros”, l’idée de faire payer ceux qui se nourrissent mal en taxant des produits comme la junk food, les bonbons et boissons sucrées, ce qui est déjà le cas dans l’Illinois et en discussion à San Francisco.
Derrière cette révolte contre les obèses se cache peut-être autre chose que la protection du système de santé : d’après une chercheuse de sociologie à UCLA, le contexte économique actuel associé à une prise de conscience écologique, notamment la réduction des ressources naturelles, jette l’opprobre sur la surconsommation en général, et les obèses représenteraient une cible naturelle.

Tres juste. J’espere que cela va continuer on a trop vu de gens souffrir de cette condition. Loin de moi l’idee d’imposer un modele de minceur cependant, il ne faut pas tomber dans l’extreme inverse non plus.