Le Dogwalker de San Francisco - France USA Media

Le Dogwalker de San Francisco

joehague

Dans toutes les grandes villes américaines, les dogwalkers sont devenus un symbole de la vie moderne. Les familles et les couples qui veulent un chien, mais n’ont pas le temps de le sortir embauchent un professionnel qui se charge de la marche quotidienne. Voici 12 ans, Joe Hague était épuisé par une carrière dans le commerce et cherchait une nouvelle voie. Sa femme lui fait remarquer qu’il aime promener le chien par tous les temps. Pourquoi ne pas en faire un métier ?

« Nous étions une centaine à San Francisco quand j’ai commencé. Je pense que nous sommes 300 maintenant », estime Joe qui a suivi des cours à la Dog Walking Academy bien qu’aucune formation ne soit exigée pour se lancer dans le business. « Ma journée commence vers 7h00 et j’ai terminé à 15h00. La plupart de mes chiens sont des fidèles, dont deux depuis plus de 10 ans. »

Il n’y a qu’à lire les commentaires dithyrambiques de ses clients sur le site Yelp. “Je crois que Joe a guéri mon chien de sa dépression car il est beaucoup plus joueur maintenant. Plus de grands yeux tristes quand je rentre à la maison”, écrit Greta S. Les propriétaires engagent un dogwalker pour deux raisons : pour que leur animal sorte pendant la journée, mais aussi pour qu’il joue avec d’autres chiens.

En milieu de matinée, Joe arrive chez Tony et Aaron. Avec sa propre clé, il entre et récupère leur Shiba Inu. Pendant une heure, Logan va s’en donner à cœur joie dans un parc de la ville en compagnie d’une demi-douzaine d’autres chiens, toujours les mêmes tous les matins. Joe a un permis pour opérer sa compagnie, Grateful Dog, à San Francisco et une assurance en cas d’accidents tels qu’une morsure ou un vase cassé. A travers son business baptisé The Grateful Dog, Joe offre également des cours de dressage particuliers. Au fil du temps, il est devenu une véritable encyclopédie sur les chiens.

A travers Pro Dog, une association professionnelle qu’il a créée pour donner une voix aux dogwalkers de San Francisco, il est aussi devenu un interlocuteur des autorités et défend les intérêts de la profession. « Nous avons travaillé avec une commission pour éviter l’interdiction des chiens sans laisse sur les terres fédérales. Quand la ville a voulu imposer une limite au nombre de chiens par dogwalker, nous sommes aussi intervenus », explique Joe.

A 20 dollars par chien par promenade, il avoue qu’il ne risque pas de devenir riche. « Je m’en sors et c’est un travail agréable, » conclut Joe qui est aussi musicien à ses heures. En tout cas, il fait partie d’un marché en plein essor. La American Pet Products Association estime que les Américains ont dépensé plus de 3 milliards de dollars en 2008 rien que pour divertir leurs chiens (dressage, soins, spa, gardiennage,…). Un marché qui résiste apparemment à la récession.

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