Les Etats-Unis rouvrent ses portes aux malades du Sida - France USA Media

Les Etats-Unis rouvrent ses portes aux malades du Sida

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C’est effectif depuis le 4 janvier : être atteint du Sida n’est plus une raison de se voir refuser un visa pour entrer aux Etats-Unis. En 1987, sous la pression du sénateur hyper-conservateur Jesse Helmes, le Sida était devenu une raison officielle permettant aux autorités de l’immigration de refuser un visa aux immigrants et aux simples touristes.

« Pour de nombreux demandeurs, il y avait une dispense possible. Mais les papiers représentaient beaucoup de travail. A cause de la pénurie de services légaux, beaucoup de gens ne pouvaient pas recevoir d’aide pour remplir les papiers et ne réussissaient pas à obtenir leur légalisation », explique Melinda Pilling qui travaille au East Bay Community Law Center. Basée à Oakland en Californie, cette association sert principalement des immigrants porteurs du VIH ou dont les enfants sont soignés dans un hôpital pour enfants de la ville.

Pour demander à bénéficier de la dispense, il fallait entre autres que les demandeurs obtiennent une lettre d’un docteur et déclarent qu’ils savaient comment le virus se transmet. La procédure pouvait prendre environ 40 heures de travail à un avocat spécialisé. Mais certains ne pouvaient pas prétendre à cette exemption. C’est le cas des citoyens cubains, par exemple. D’autres renonçaient à cette démarche pour ne pas que leur condition devienne publique dans leur propre pays.

« Les restrictions touchaient beaucoup de gens dans la population que nous aidons et créaient beaucoup de paperasse. Maintenant, c’est plus facile. Mais surtout la stigmatisation que ressentaient nos clients à cause des restrictions est levée », déclare Melinda Pilling.

Déjà la Société Internationale du Sida a annoncé que la XIX Conférence Internationale sur le Sida se tiendrait à Washington en juillet 2012. L’organisme boycottait les Etats-Unis depuis 1990 à cause des contraintes appliquées aux personnes porteuses du VIH. « Un triste chapitre dans la réponse de notre nation aux gens affectés par le VIH et le Sida se referme enfin et pour cela nous sommes une nation meilleure », s’était félicité Joe Solmonese, le président de Human Rights Campaign, lorsque la levée des restrictions avait été annoncée.

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