BP : La plus grave catastrophe écologique de l’histoire des Etats-Unis - France USA Media

BP : La plus grave catastrophe écologique de l’histoire des Etats-Unis

Gulf Oil SpillOublié l’épisode de l‘Exxon Valdez ! Effacé, dépassé… En 1989, 42 millions de litres de pétrole s’étaient répandus sur les côtes de l’Alaska suite au naufrage d’un pétrolier américain. C’est malheureux à dire car personne n’aime parler de record en matière de drame écologique, mais l’Amérique vient de noircir une nouvelle page de son histoire : le naufrage d’une plate-forme pétrolière de BP dans le Golfe du Mexique il y a cinq semaines est désormais considéré comme la pire catastrophe écologique que le pays ait jamais connue. Les dernières estimations (et les plus basses) estiment à 72 millions de litres, la quantité de pétrole déversée en mer et sur 160 Km de côtes.

Depuis le 26 mai, et après avoir obtenu l’accord des autorités américaines, BP procède à une énième tentative pour colmater la brèche, qui fuit toujours par 1600 mètres de fond. La méthode, baptisée “Top Kill”, consiste à injecter de la boue dans le puit afin d’y réduire la pression et ainsi le flot de pétrole qui s’en échappe. Si tout fonctionne et que la source finit par se tarir, une dalle de ciment sera coulée afin de boucher le puit.

Obama News ConferenceDepuis le début, le président américain affirme que c’est bien à BP de réparer les dégâts, que le groupe pétrolier sera tenu comme seul responsable de la catastrophe et qu’il devra indemniser jusqu’au dernier centime réclamé par les sinistrés. Mais l’émergence de critiques, accusant l’Administration Obama de laisser le groupe pétrolier seul, gérer la crise, a obligé le président a changer de ton. Barack Obama a pris la défense de son équipe et réaffirmé son autorité : « Les Américains doivent savoir que depuis le début de cette catastrophe, le gouvernement fédéral est aux commandes des opérations » disait-il lors d’une conférence de presse ce 27 mai. Bombardé de questions, il a ajouté que la réponse des autorités à la catastrophe n’avait pas été tardive et qu’elle était devenue leur toute première priorité : « J’ai probablement eu plus de réunions sur ce problème que sur n’importe quel autre depuis le réexamen de notre stratégie en Afghanistan » confiait-il.

L’occasion aussi pour Barack Obama d’annoncer la prolongation pour six mois du moratoire sur les permis de prospection pétrolière en mer. Cette catastrophe lui offre un boulevard pour afficher une nouvelle fois ses ambitions en matière de politique énergétique, et notamment de développement d’énergies renouvelables, et propres…

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