La mort verte, c’est tendance - France USA Media

La mort verte, c’est tendance

Mill Valley (Californie) - France USA Media.

Imaginez que vous avez passé votre vie à réduire votre empreinte écologique. A l’heure de votre mort, vous n’avez sûrement pas envie d’être embaumé, enfermé dans un cercueil de bois exotique et enterré dans un caveau en béton. Car la mort est devenu un business très polluant. Le site Natural Burial estime que les embaumeurs américains utilisent tous les ans plus de 3,5 millions de litres de formaldéhyde qui se répandent un jour ou l’autre dans la nappe phréatique. Sans compter des quantités impressionnantes de bois, de fer, de bronze et de béton.

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Un enterrement vert élimine toutes ces pratiques gourmandes en ressources naturelles : pas d’embaument, ni de caveau en béton. Le corps est simplement placé dans un matériau biodégradable comme de l’osier, du carton ou du coton. « La motivation principale est la protection de l’environnement. Mais il y a aussi l’envie de revenir à des rituels plus simples pratiqués depuis des milliers d’années », explique Kathy Curry qui gère Forever Fernwood, le seul cimetière officiellement vert en Californie du nord.

Dans ce cimetière de Mill Valley, au nord de San Francisco et très proche du Pacifique, les tombes sont disséminées sur un vaste terrain vallonné et verdoyant. Un système de GPS permet de retrouver l’emplacement des sépultures. Bien évidemment, on n’utilise ni arrosage, ni pesticide. Les tombes sont creusées à la main pour limiter l’impact des engins mécaniques.

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« Nous pratiquons entre 50 et 75 enterrements verts par an », estime Kathy Curry. « La demande augmente au fur et à mesure que les gens apprennent que cette option existe et qu’elle est légale. Un autre avantage est qu’un enterrement naturel est moins cher. » Des cimetières conventionnels commencent à adopter certaines de ces pratiques, mais ils ne sont pas écolos de bout en bout.

Toujours selon le site Natural Burial, c’est l’Angleterre qui a lancé le mouvement des cimetières verts en 1993. Aux Etats-Unis, le premier a ouvert ses portes en Caroline du Sud en 1996. Mais près de 15 ans plus tard, on n’en compte qu’une quinzaine à travers neuf états.

Pour ceux qui aiment la mer, Eternal Reefs offre un autre choix. Cette société mélange les cendres des défunts avec du ciment pour en fabriquer des récifs qui sont installés dans des endroits où la pêche à outrance et la pollution ont mis l’habitat naturel à mal. Eternal Reefs aurait ainsi construit 700 récifs artificiels principalement sur la côte Est.

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