Mark Abel : ode aux rêves californiens - France USA Media

Mark Abel : ode aux rêves californiens

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Helen, une femme huppée de Los Angeles détrônée par une jeune maîtresse après une vie dédiée à son ambitieux de mari. Naomi, bobo de Berkeley très imbue de sa propre supériorité morale, mais soucieuse de garder les pauvres à distance. Lonnie, un noir américain de 70 ans qui a vécu une ségrégation qui ne dit pas son nom dans la ville industrielle de Richmond en face de San Francisco. Luz, une mexicaine qui doit aussi lutter pour être acceptée dans une société qui préfère garder sa main d’œuvre immigrée à la périphérie.

Les sept portraits que peint Mark Abel dans The Dream Gallery racontent sept trajectoires emblématiques du rêve californien, un rêve quelque peu mis à mal par la dure réalité. Californien depuis 30 ans, Mark Abel apporte lucidité et tendresse à ces portraits construits autour de détails qui sonnent justes. Sorte de Jacques Brel ou de Léo Ferré, le compositeur a trouvé sept interprètes, tous habitués des opéras et ensembles symphoniques de la scène locale, pour donner voix à sa galerie de californiens désabusés. La musique, lyrique et envoutante, soutient des textes ciselés.

« Je décris ma musique comme une sorte de « art song » post-moderne. A travers un texte poétique, je veux faire un commentaire plus large sur notre société », explique Mark Abel, un ancien journaliste qui signe là son troisième album.

www.markabelmusic.com

Pour laisser la parole à ses personnages :

« We’re no more than fodder for the Channel 2 News:

Drive-bys, crack dealers, rapes and scandals », chante Lonnie de Richmond

« Brad’ll cut you off in the fast lane or the onramp,

undermine you at the office or the dinner table

– all with a smirk, anything to gain an edge.

(Gotta have that edge!)

That’s how we do things here

in the land of travertine entryways

and granite countertops », explique sans complexe Carol de San Diego.

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