Des start-ups françaises viennent prendre la température dans la Silicon Valley - France USA Media

Des start-ups françaises viennent prendre la température dans la Silicon Valley

San Francisco (Californie) - France USA Media.

APPLE COMPUTER

Apparemment, la Silicon Valley fait toujours rêver les entrepreneurs français. Gaëtan Gachet est le spécialiste de l’high-tech dans les bureaux californiens d’Ubifrance, l’organisme gouvernemental chargé d’accompagner le développement international des entreprises françaises. « De plus en plus de sociétés françaises viennent s’installer ici avec des projets de plus en plus mûrs », explique-t-il en plein French Tech Tour 2010.

Lancée en 2007 par Ubifrance, cette opération permet à une quinzaine de start-ups innovantes de venir passer une semaine dans la Silicon Valley pour rencontrer des partenaires et des clients potentiels. Sur les 16 entreprises qui ont participé l’année dernière, six se sont installées sur place.

Jean-Baptiste Rudelle est l’une des belles histoires du French Tech Tour. « Il y a quatre, j’étais comme eux. Je tremblais à l’idée de venir m’installer ici. Cela donne confiance de venir voir les Américains en chair et en os », explique le créateur de Criteo, une société spécialisée dans le reciblage publicitaire ou l’art de transformer les badauds en consommateurs sur Internet.

L’année dernière, il a franchi le pas. « Mentalement, c’est dur d’aller vers le marché américain. J’ai d’abord engagé un recruteur pour monter une équipe de 25 personnes car ce n’est pas facile de recruter des talents locaux quand on est une boite française », raconte-t-il à l’occasion d’une soirée organisée par Ubifrance sur Sand Hill Road, le mythique quartier des capital risqueurs à Menlo Park.

Il est venu porter la bonne parole aux participants du French Tech Tour 2010, quinze sociétés représentant des domaines divers de l’informatique dématérialisée au marketing mobile,  de la réalité augmentée à l’accélération des flux de données sur les réseaux 3G.

Mais d’abord, les entrepreneurs français ont subi un petit lifting aux mains d’Erica Lee, une spécialiste en communication et stratégie des entreprises. « Les Français ont tendance à justifier leur qualification en expliquant longuement leurs parcours et leurs diplômes », explique-t-elle. « Les Américains veulent savoir immédiatement comment votre solution va les aider. Les Français vont des choses incroyables, mais semblent avoir peur d’en parler », analyse-t-elle. De fait, les présentations d’une minute en début de soirée semblent encore un peu hésitantes. Les entrepreneurs français, qui doivent s’exprimer en anglais, n’exsudent pas cette confiance en soi si typique des Américains.

Les participants passent la semaine en rendez-vous individuels avec des compagnies américaines dont Google, eBay, Cisco ou AT&T. « On explore l’opportunité de venir s’installer. Ce voyage est l’occasion de rencontrer des clients potentiels », explique Frédéric Trinel qui a co-fondé EcoVadis, une plateforme permettant aux grandes sociétés d’évaluer la performance de leurs fournisseurs dans le domaine de la responsabilité sociale et environnementale.

Même chose pour Jean-Philippe Béchade de Mobile Distillery dont la technologie promet aux développeurs la possibilité de proposer rapidement leurs applications sur toutes les plateformes mobiles actuelles. « Beaucoup de choses se passent ici. Mais s’impliquer plus fortement aux Etats-Unis ne se fera que si on sent une accélération de la demande. »

Autour du buffet et des tables installées pour chaque société, les conversations vont bon train, en français et en anglais, un verre de vin à la main.

  • Share/Bookmark

Commenter