A New York, le massacre d’oies tourne à plein - France USA Media

A New York, le massacre d’oies tourne à plein

New York - France USA Media.

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On se souvient tous des images de l’amerrissage forcé d’un avion d’US Airways dans les eaux glacées de la Hudson River, un après midi de janvier 2009. A l’époque, l’évènement représentait un grand moment d’émotion collective dans une Amérique grippée par la crise économique, à la recherche de héros.

Mais quand on évoque les faits aujourd’hui à New York, il y a de fortes chances pour que le souvenir des 155 passagers et membres d’équipages sauvés par le sang-froid du pilote Chesley “Sully” Sullenberger soit éclipsé par les récentes révélations de la presse autour le massacre de milliers d’oies dans les parcs de la ville, sacrifiées pour éviter qu’un drame se produise dans le ciel new-yorkais.

En effet, depuis que le vol 1549 a été précipité au sol par des oies sauvages encastrées dans ses réacteurs peu après son décollage de l’aéroport de LaGuardia, le Département de l’Agriculture s’emploie à éliminer toutes les oies ayant élu domicile à moins de sept miles (11.2 km) des principaux aéroports de la région. Dernières victimes en date de cet abattage silencieux : début juillet, les 400 oies de Prospect Park, le plus grand parc de Brooklyn, ont été gazées au dioxyde de carbone. Leur seul crime : avoir choisi de s’installer dans un parc situé à 6,5 miles (10,4km) de JFK et LaGuardia.

A l’indignation collective suscitée par la mesure, les autorités répondent par l’argument sécuritaire. A New York, la population d’oies aurait été multipliée par sept entre 1981 et 1999, augmentant les risques de collision avec les appareils. L’été dernier pas moins de 1.235 oies ont ainsi été euthanasiées dans 17 sites différents, souligne le New York Times. Parmi les victimes de l’abattage de Prospect Park, qui serait le plus important de tous, figure Sticky (ou Target), une oie dont le cou était transpercé d’une flèche. Une autre oie, dont le bec difforme lui a valu la sympathie des visiteurs, ferait aussi partie des victimes. A New York, être une oie n’est décidemment pas un jeu.

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