Bastille Day : la France vue par les Américains
Par Guillaume Serina | 18/07/2010 | Catégorie: Art de Vivre, Humeur du Jour, SlideshowSanta Barbara (Californie) - France USA Media
Julie Guillaume.
Le 14 juillet est passé depuis quelques jours mais qu’importe ! A Santa Barbara, en Californie, on attend toujours le week-end qui suit pour fêter la prise de la Bastille. Et cela fait 23 ans que ça dure.
« Ca me paraît tout à fait normal de célébrer la fête nationale française», assure Steve Hoegerman, organisateur du French festival, « notre indépendance, on la doit en partie à la France, avec La Fayette. »
Résultat, durant deux jours, les petites allées traditionnellement calmes d’Oak Park se transforment en véritable guinguette à la française. Une carte postale animée de tout ce qui fait l’image de la France, à l’étranger.
Ainsi, une réplique de la Tour Eiffel jouxte une guillotine, les notes d’un accordéoniste viennent perturber l’interprétation de « Comme d’habitude », tandis que les bouquets de lavande provençaux fleurissent sur les tables ainsi que dans les paniers des visiteurs.
Un peu plus loin, en empruntant une petite passerelle en bois rebaptisée « le pont d’Avignon », une troupe de Los Angeles fait une démonstration de French cancan.
Pas de quoi perturber Evelyne et Hannah, deux retraitées venues de Santa Maria, à une centaine de kilomètres de Santa Barbara.
« Nous, ce qui nous intéresse le plus en France, c’est la gastronomie », se plaisent-elles à expliquer. Et Hannah d’ajouter : « En particulier le vin, le cassoulet et les crêpes ! »
Et ce n’est visiblement pas la seule. Parmi les vendeurs de boudins blancs, d’escargots et de tripes, c’est le stand des crêpes qui connaît le plus grand succès. Presque autant que l’étal normand avec ses brioches, ses croissants et ses baguettes de pain.
« Nous cherchons à proposer une France mythique aux promeneurs. La belle France de l’Entre-deux guerres, la France traditionnelle, sans toutes vos grèves et vos manifestations d’aujourd’hui», souligne avec amusement Steve Hoegerman.
Le béret toujours enfoncé sur la tête, ce francophile sexagénaire voit pourtant grand et large. Depuis quelques années, il a ouvert son festival à toutes les cultures francophones avec des exposants marocains et polynésiens. A l’image de son parcours de globe-trotter insatiable.
De quoi faire de cette manifestation atypique le plus grand festival français de toute la Cote Ouest des Etats-Unis. Cocorico !

