Bien-être: le tout Hollywood accro aux méthodes européennes
Par Guillaume Serina | 23/07/2010 | Catégorie: Art de Vivre, Hebdo, SlideshowBeverly Hills (Californie) - France USA Media.
Julie Guillaume.
Ils s’appellent Hugh Grant, Jennifer Aniston, Gwyneth Paltrow ou bien encore Madonna. Leur point commun: le star system, mais pas seulement. Ils craquent tous pour des méthodes de bien-être et de fitness européennes qui ont, pour la plupart, d’abord fait leurs armes outre-Atlantique avant de regagner le Vieux continent.
A commencer par celle appelée « Pilates », du nom de son inventeur, un Allemand qui mit sur pied cette technique à New-York, il y a près d’un siècle. Son but : rééquilibrer les muscles, notamment au niveau de la sangle abdominale, pour permettre une meilleure stabilité et un meilleur maintien de la colonne vertébrale.
L’équipement peut faire froid dans le dos. A priori une vraie machine de torture qui se révèle pourtant être un facteur de bien-être par l’étirement. Plus précisément, il s’agit d’une sorte de tapis coulissant, relié à un portant métallique d’où naissent des câbles, à tendre au niveau des pieds, une fois allongé(e).
Aujourd’hui, cette méthode a trouvé son évolution à travers le Gyrotonic, plus technique et plus aérien que le Pilates, et très apprécié des danseurs qui y trouvent un moyen rapide de s’assouplir, en plus d’autres méthodes semblables.
« Ca m’a beaucoup aidée dans l’apprentissage de la technique », explique Sonia Berezovsky, ancienne danseuse originaire d’Argentine. « J’ai découvert ces méthodes quand j’avais une vingtaine d’années. Ca a été une véritable révolution pour moi. J’étais fascinée ».
Désormais installée à Beverly Hills, cette jeune trentenaire est passée d’adepte à initiée. C’est elle qui, depuis 2004 et l’obtention d’un certificat, soulage ses concitoyens. Une dizaine de patients chaque semaine.
« On me sollicite beaucoup pour la méthode Feldenkrais », précise-t-elle. « Elle s’adresse à un plus large public, pas seulement aux danseurs. Il y a toute une clientèle de personnes âgées qui cherchent à se réapproprier des mouvements du quotidien »
A l’origine de cette énième méthode, un Ukrainien globe-trotter, tantôt en Palestine, tantôt en France, qui développe cette technique éponyme dans les années 50, à peine plus tard que la méthode Pilates.
Cette fois, pas besoin de machines, de câbles ou de poids. Un matelas suffit et les mains expertes d’un professionnel. Ce dernier agit par de fortes pressions de ses doigts, exercées sur des zones précises, allant de la plante des pieds jusqu’à la nuque, pour « réparer » un dos tendu ou bien encore une jambe douloureuse.
« Le but est d’optimiser la flexibilité du corps et la circulation, en recréant des passerelles entre le cerveau et la zone ciblée. En somme, on cherche à rééduquer le système nerveux pour améliorer les aptitudes physiques », ajoute Sonia Berezovsky.
Une technique qui séduit elle aussi beaucoup de stars, en Californie. Sonia peut se vanter d’en avoir fait bénéficier Wendi Malick, une comédienne qui est notamment apparue dans “Alerte à Malibu” et “Apollo 13″. Mais il se murmure également à Hollywood que Sharon Stone en serait, elle aussi, une fervente adepte.
Une « tendance » qui n’est en réalité qu’une réplique. Il y a 50 ans, l’actrice Katharine Hepburn bénéficiait déjà des bienfaits de la si plébiscitée méthode Pilates.

