La folie du jardinage déferle sur San Francisco
Par Isabelle Boucq | 13/07/2010 | Catégorie: Art de Vivre, Humeur du Jour, SlideshowSan Francisco (Californie) - France USA Media.
Les « victory gardens » de la dernière guerre mondiale sont de retour à San Francisco. En 2008, la ville avait transformé la vaste esplanade devant l’hôtel de ville en jardin avant d’aider une quinzaine de familles défavorisées à installer leur propre « victory garden ». En ce début de 21e siècle, le but n’est pas seulement de se nourrir pour échapper aux privations, mais aussi de renouer avec la terre et d’aider l’environnement. On estime qu’un repas américain fait plus de 2 400 kilomètres entre la ferme et l’assiette…
Si l’esplanade est aujourd’hui déserte, il subsiste un jardin au coin de McAllister et de Larkin à quelques pas de l’hôtel de ville. Sur ce petit lopin public, des enfants cultivent choux, poireaux et salades. Récemment, ils ont offert une partie de leur récolte de carottes au restaurant d’à-côté où le chef en a fait une soupe. Difficile de faire plus court pour le voyage de la terre à la table.
L’association SFGRO qui aide les citadins-jardiniers à s’organiser dénombre une bonne cinquantaine de « community gardens » dans la ville de San Francisco, la plupart sur des terrains publics et accessibles à tous les habitants. Les bénéfices de ces jardins sont multiples : beauté, plaisir, nourriture, sentiment d’appartenance à une communauté, réduction des émissions de gaz à effet de serre et de l’utilisation d’engrais chimiques.
Car l’accent est bien évidemment sur le jardinage biologique. C’est le message que fait passer le Garden for the Environment au coin de Lawton et de la 7e avenue. Cours de jardinage biologique pour les particuliers et les écoliers, démonstrations de compostage, utilisation raisonnée de l’arrosage, l’équipe répand la bonne parole depuis une dizaine d’années.
Pour les habitants sans terrain et sans patience (la liste d’attente est longue pour obtenir un lopin dans un des « community gardens »), il reste une façon d’aider l’environnement. Le projet Urban Forest Map fait appel à toutes les bonnes volontés pour recenser les arbres de San Francisco afin de mieux connaître le patrimoine arboricole de la ville. Et si on avait finalement trouvé un moyen de construire les villes à la campagne ?

