Le Washington Post dévoile les secrets de l’Amérique du renseignement - France USA Media

Le Washington Post dévoile les secrets de l’Amérique du renseignement

Washington, D.C. - France USA Media.

Nicolas Tarka.

CIA

Prés d’une décennie après les attentats du 11 Septembre, les Etats-Unis ont mis en place une vaste bureaucratie sécuritaire dont le manque de transparence n’a d’égal que ses coûts astronomiques. Voici les conclusions de « Top Secret America », modèle de journalisme d’investigation que l’on doit au Washington Post.

Durant deux ans, Dana Priest et William M. Arkin ont enquêté sur cette Amérique du renseignement dont « l’efficacité reste à prouver » au vue de son incapacité à prévoir la fusillade de Fort Hood ou à déjouer l’attentat manqué de Time Square.

Les chiffres donnent le tournis : 1 271 agences gouvernementales et 1 931 compagnies privées sont en charge de la lutte contre le terrorisme. Près de 850 000 personnes (1,5 fois la population de Washington D.C !) possèdent une security clearence niveau top secret.

Le journal a aussi réussi à établir une carte de cette Amérique de l’ombre. Près de 10 000 bâtiments et autres bases sécrètes ont pour mission d’assurer la sécurité du pays. Ce qui n’empêche pas les doublons. Ainsi 51 agences fédérales traquent le financement des réseaux terroristes. Une aberration en ces temps de réduction des déficits budgétaires. Léon Panetta, le directeur de la CIA, a déjà annoncé la mise en place d’un plan quinquennal d’économies pour son agence.

PanettaCIA

Cette enquête qui dérange n’a pas manqué de faire réagir les principaux concernés, les militaires. Selon Robert Gates, le secrétaire à la Défense, « le système n’est pas devenu incontrôlable. Il est néanmoins pertinent de se demander si nos capacités ne dépassent pas nos besoins réels. »

Officiellement créé en 2004, le Bureau du directeur du renseignement national (ODNI) coordonne l’ensemble du dispositif. En fait, la réalité est plus complexe. Cette structure ne contrôle ni les budgets ni les actions des autres agences comme la CIA. Cette dernière peut ainsi dissimuler certaines informations jugées trop sensibles. Un comble.

« Cette enquête ne reflète pas la réalité de la communauté du renseignement que nous connaissons », s’est contenté de déclarer l’actuel directeur de l’ODNI, David C. Gompert.

En pleine Guerre froide, le président Dwight D. Eisenhower dénonçait le « complexe militaro-industriel. » Les temps ont changé. Les terroristes ont remplacé les communistes mais les inquiétudes restent les mêmes pour les défenseurs des libertés individuelles.

* http://projects.washingtonpost.com/top-secret-america/

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1 commentaire
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  1. Mon epouse traville pour la defense, NSA, Fort Meade Maryland et honnetement tout ceci est vrais, sans parler des guerres internes de pouvoir, et de competences de certains … .

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