« Expandables » : le retour musclé de Stallone - France USA Media

« Expandables » : le retour musclé de Stallone

Los Angeles (Californie) - France USA Media.

Julie Guillaume.

The Expendables premiere
Des armes, des détonations, du sang et beaucoup de testostérone. Le dernier-né de Sylvester Stallone est tel qu’on pouvait l’attendre. Et il a dynamité le box-office américain le week-end dernier. Il fallait bien ça pour mettre en scène une bande de mercenaires intrépides, chargée d’infiltrer et de faire tomber une dictature sud-américaine, en dépit d’une trahison féroce et d’une embuscade musclée.  « On a essayé de faire aussi bien que pour Rambo », explique Stallone, à la fois acteur, réalisateur et scénariste. « Ca a sûrement été pour moi le film le plus difficile à mettre en place. »
Et pour cause. Le casting est explosif lui aussi. Sous les tenues militaires et derrière les traces de coups se cachent, entre autres, Jet Li, Randy Couture, Steve Austin, Mickey Rourke, Eric Roberts. « C’était exactement comme un grand camp de vacances », raconte volontiers ce dernier, à propos du tournage. « Je connaissais pratiquement tout le monde, ce sont tous des amis. Autant vous dire que je n’ai pas été très difficile à convaincre. Sylvester Stallone n’a eu qu’à me dire ces trois mots : fais-le… maintenant !»
Mais outre ce casting improbable et des scènes de combat à couper le souffle, la plus belle performance de Sylvester Stallone reste ce qui ne figure pas sur l’affiche du film. A savoir la présence d’Arnold Schwarzenegger. Le gouverneur de Californie partage l’écran avec Stallone et Bruce Willis lors d’une scène inattendue et volontairement décalée.
« Arnold m’a tout de suite dit qu’il était d’accord, qu’il serait là sans problème », précise Stallone. « On m’a parfois dit que ce n’était pas la place d’un gouverneur mais  chacun sait bien que tous les hommes politiques sont des acteurs ! » Il aura fallu pas moins de cent brouillons, tous griffonnés à la main, pour que l’interprète de Rocky signe un scénario qui lui convienne et se lance dans la réalisation.
« Il a toujours raison et il n’oublie jamais rien ! », lance Eric Roberts. « C’est aussi un acteur, donc il comprend ce qui parfois nous manque, dans notre jeu. Et comme c’est aussi l’auteur, il sait faire respecter ses mots. C’est facile de travailler avec lui ». Reste à savoir si, à l’inverse, il est facile de travailler avec une telle pléiade d’acteurs hollywoodiens. A cette question, Stallone rassure : « On a beaucoup ri sur le tournage. Il y avait une tension, mais elle était positive. C’était la même que celle qui précède un mariage. On était impatient. On savait aussi que ces moments ne se reproduiraient jamais. »
Finalement, l’une des choses les plus difficiles à laquelle le mythique Rumbo aura dû faire face, c’est sa propre forme. Il l’avoue lui-même, à 64 ans, il a perdu de la souplesse et de la force. Ca ne se voit pas tant que ça.

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