A New York, une prof d’Anglais pète un plomb face à la « langue Starbucks »
Par Alexis Buisson | 21/08/2010 | Catégorie: Humeur du Jour, New York, Slideshow, SociétéNew York - France USA Media.
Commandes à rallonge du genre « Grande, Non-Fat, No Water, 180 Degrees, Tazo Chai Tea Latte, For Here » (et « please » quand on est poli), jusqu’à quatre dénominations (dont certaines contre-intuitives comme « tall » pour « small »), utilisées nulle part ailleurs, pour décrire la taille de la boisson demandée: obtenir un café ou un thé à Starbucks est tellement compliqué que des blogs et des manuels en ligne consacrés à cette simple tache fleurissent sur la toile.
La semaine dernière à New York, une femme a dit « stop » à cette comédie. Lynne Rosenthal, professeur d’anglais dans sa soixantaine, a craqué dans un Starbucks de l’Upper West Side, (dans l’Ouest de Manhattan) après avoir refusé de se plier à cette étiquette ridicule : l’effrontée avait osé demander un « plain multigrain bagel », sans préciser si elle souhaitait du beurre ou de la crème fraiche pour l’accompagner. Quand le barista, derrière le comptoir, lui a demandé de préciser sa commande, elle a tout simplement refusé de répondre, estimant que l’adjectif « plain » (simple) suffisait amplement. Le barista refuse de la servir. C’est l’escalade : « Je veux juste mon multigrain bagel » s’écrie alors la professeure, lâchant au passage une insulte que Shakespeare lui-même n’aurait probablement pas cautionnée. Le manager appelle la police, qui raccompagne Mme Rosenthal à la sortie. Sans son bagel.
L’épisode parait anecdotique et pourtant, il a trouvé un écho important dans la presse new-yorkaise. Certains titres comparent même Mme Rosenthal à Steven Slater, le steward de JetBlue qui avait dit « m**** » à l’establishment en s’auto-évacuant de son appareil à l’aide d’un toboggan de secours, après une altercation avec un passager. « Ils cherchent à vous contrôler par le language » insiste Lynne Rosenthal, interviewée par le site d’information DNA. C’est orwelien ». Un éditorialiste de The Economist lui suggère un peu plus de retenue : « elle aurait du juste dire : ‘non merci’ » !

“Anglais” avec une minuscule. Parce que vu qu’elle est à New York, elle est pas prof “d’Anglais” mais “d’anglais” ou “d’Américains”.
Mais je contrôle, je contrôle…
Starbucks en fait connaît aux USA un immense succès pour de nombreuses raisons..
C’est un fait.
Si les nerfs de cette enseignante ont lâché cela peut se comprendre…Son métier n’est pas de tout repos!
Il est regrettable qu’elle aît pris pour cible un employé de Starbucks dont les consignes sont
d’assurer un service empressé, souriant, efficace à chaque client…
Lilith