La discrimination positive à nouveau en débat aux Etats-Unis - France USA Media

La discrimination positive à nouveau en débat aux Etats-Unis

Supreme Court Family Photo

La Cour Suprême des Etats-Unis a décidé de se saisir de la plainte d’une étudiante blanche du Texas. Cette dernière affirme que son admission à l’Université a été refusée sur des critères ethniques.  Les juges rouvrent donc un sujet qui avait été tranché en 2003.

La Cour Suprême des Etats-Unis doit se pencher sur la plainte d’Abigail Fisher contre l’Université du Texas. Cette étudiante affirme avoir été victime d’une discrimination aboutissant au rejet de son admission. L’Université concernée par la plainte procède à deux sortes de distinctions pour sélectionner ses étudiants. 10% des meilleurs élèves de l’Etat sont d’abord acceptés en priorité et sans distinctions d’ethnie ou de sexe. En revanche la discrimination dite “positive” (Affirmative action), en fonction des origines culturelles, est acceptée pour attribuer les places restantes. Il est alors légal de préférer des étudiants issus des minorités.

C’est cette double politique qui a été suivie par l’Université. En 2007, elle comptait 26% d’étudiants issus des communautés noires ou hispaniques inscrits en première année. Mais cette façon de procéder est unique. La décision des juges pourraient donc être limitée.  Abigail Fisher n’était ni dans les 10% ayant eu les meilleurs notes, ni issue d’une de ces minorités. Elle affirme donc que des personnes ayant eu de moins bonnes notes auraient été choisies avant elle. Déboutée en première instance, elle a fait appel et la Cour Suprême a finalement accepté de statuer sur ce cas.
Cette décision des 9 sages américains pourrait remettre en question la constitutionalité de la discrimination positive. La cour s’était d’abord prononcée en faveur de cette politique en 1978. Une décision qui avait été confirmée en 2003 à l’issu d’un vote très serré de 5 contre 4. Mais le jugement à venir pourrait être différent. Tout d’abord, Sandra O’Connor, la juge qui avait défendu la discrimination positive en 2003 n’est plus là. Elle a depuis été remplacée par Samuel Alito, un juge plus hostile à la règlementation en place. De plus, la juge Elena Kagan, elle aussi favorable à la discrimination positive a annoncé qu’elle ne prendra pas part au vote.  Un retrait qui s’explique par le fait qu’elle fut également secrétaire générale pour l’administration Obama. La décision de la cour suprême ne devrait pas intervenir avant octobre.

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