Un café avec ou sans flingue ? - France USA Media

Un café avec ou sans flingue ?

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Les défenseurs du droit au port d’armes aux Etats-Unis et leurs opposants se livrent une nouvelle bataille autour de Starbucks,  accusé d’autoriser le “open carry” dans ses enseignes. Prise entre deux feux, l’entreprise botte en touche…

Tout a débuté en début de semaine. La National Gun Victims Action Council a décidé de lancer les hostilités en appelant au boycott des enseignes Starbucks. L’association reproche à la firme d’autoriser le port d’arme à l’intérieur de ses magasins dans les Etats où la loi l’autorise. L’objectif annoncé de cet appel est de contraindre l’entreprise originaire de Seattle de rejoindre d’autres firmes interdisant déjà le port d’arme. Parmi elles, entre autres Peet’s Coffee, California Pizza ou encore IKEA.

Pour Elliot Fineman, responsable de l’association qui défend les victimes de crimes par armes à feu, Starbucks « augmente dangereusement le risque que des clients soient victime d’agressions ».  Une menace qui pèse également sur le personnel travaillant dans les magasins. Mais cet appel a provoqué une réaction instantanée de la part des militants de la NRA (National Rifle Association). Ces derniers se sont aussitôt mobilisés pour lancer un contre-appel incitant les gens à se rendre en priorité dans les Starbucks.  Les organisateurs précisent d’ailleurs qu’il n’est pas nécessaire de se rendre armé dans les cafés. Le plus important étant de consommer. Ce contre mouvement originaire de Washington s’est étendu à plusieurs Etats, jusqu’à Hawaï en passant par le Tennessee et le Michigan.
Dans l’Ohio, des étudiants défendant le port d’arme se sont rassemblés autour du Starbucks de Columbus avec des slogans comme « parce que je ne peux pas porter un policier ». Dave Workman, rédacteur du magazine Gun Mag, affirme quant à lui : « Ces gens veulent que Starbucks se plie sans broncher à leur volonté. Nous avons réagi de façon intelligente. » Les membres de la NRA comptent également sur le soutien de Starbucks. « Ce n’est pas difficile. Il y a ceux qui veulent leur faire gagner de l’argent et ceux qui veulent leurs en faire perdre. Le choix n’est pas difficile » ajoute Dave Workman.
La chaîne de café n’a pour l’instant réagi que par un bref communiqué. Elle rappelle son attachement aux lois des Etats dans lesquels sont situés ses magasins. Starbucks rejette donc la responsabilité au niveau politique. Une décision qui a le don d’énerver les associations de victimes d’armes à feu. Pour Fineman, dont le fils a été tué par armes à feu, l’entreprise joue la carte de la lâcheté. « On ne va pas laisser les gens dire que c’est un problème seulement politique. On ne peut pas défier la NRA à ce jeu-là. Ils ont beaucoup d’argent et de moyens de pression »
Une coalition de citoyens et d’associations s’est donc constituée pour faire pression sur les entreprises américaines. Ils pourraient être jusqu’à 14 millions de personnes rassemblées autour de ce projet. En attendant le port d’arme reste légal dans 43 Etats.

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